Maîtres du Modernisme

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MAÎTRES DU MODERNISME

 

Écrit réalisé par Teresa- M. Sala (avec la collaboration de Ricard Bru dans la rédaction du texte référant à Francesc Vidal) ·

 

  • Joan Busquets i Jané
  • Gaspar Homar i Mesquida
  • Casa Esteva, Figueras i Hoyos
  • Francesc Vidal i Jevellí
  • Josep Ribas i Anguera

 

Introduction

Le titre de “maîtres du modernisme” a divers sens. La maîtrise est une capacité de réalisation de celui qui connaît la matière et la technique, il la connaît avec profondeur i l’expérimente sans difficulté. En fait dans le monde des corporations un maître était ce qu’après avoir fait une chef-d’œuvre, il pouvait rentrer au corps corporatif et s’établir d’une forme autonome comme un chef d’atelier.

Par conséquent nous pouvons remarquer aussi qu’un maître c’est celui qui se distingue dans l’un des arts, et ainsi les maîtres Francesc Vidal i Jevellí, Joan Busquets i Cornet et Josep Ribas i Fort ils ont dirigé des ateliers de décoration remarquables où ils se sont formés, en prenant plus tard le relais ou en s’émancipant, Frederic Vidal i Puig, Gaspar Homar i Mesquida, Joan Busquets i Jané ou Josep Ribas i Anguera. Beaucoup d’autres artisans avaient répondu aux demandes de la clientèle et avaient composé les décorations des intérieurs du modernisme, comme les ateliers, Esteva, Figueras i Hoyos ou l’entreprise de charpenterie artistique Casas et Bardés.

Les propositions de mobilier moderniste que Ferdinand Pinós nous présente, accueille la variété de formes techniques et matériaux que les mobilistes-décorateurs avaient réalisé avec une grande maîtrise.

Les modèles produits par les « Industries Vidal » avaient brillé, à partir de 1899, par l’utilisation d’un nouveau matériel en verre dénommés “vitraux cloisonné de Barcelone”. Frederic Vidal, qui s’était initié à l’atelier paternel à l’apprentissage de l’ébénisterie et du dessin, avait voyagé à Londres pour apprendre la technique qu’il appliquerait d’une forme innovatrice, telle comme bien nous voyons dans les deux tables, l’armoire et le plafonnier exposé. Par ailleurs, de la Maison Busquets, l’une des caractéristiques distinctives des meubles projetés par Joan Busquets i Jané est l’utilisation personnelle qu’il faisait du pyrograve qu’il dessinait avec une pointe incandescente électrique qui avait inventée pour les polychromé.

D’habitude il accoutumait à signer ces dessins pyrograves, comme s’il voudrait singulariser et même distinguer ce type de création, où toujours apparaissaient les motifs ornementaux naturalistes interprétés de la faune et de la flore (des chrysanthèmes, des iris d’eau, de tournesols, de roses, etc..).

Aussi Josep Ribas i Anguera avait pyrograve quelques meubles, avec un style, mais, différent de ceux-là de la main de Busquets. Ses dessins n’apparaissent pas signés, ils sont beaucoup plus incisifs dans le trait et dans l’utilisation de la couleur, comme nous pouvons voir dans les petites tables de nuit, qu’il nous permet de réaliser un jeu intéressant de comparaisons.

Quant à lui, Gaspar Homar i Mesquida excelle avec ses créations dans lesquelles les sculptures ou les marqueteries se combinent avec les couleurs du bois, en applications de métallique artistique, avec quelques formes tout à fait originales qu’ils rompent avec les structures rigides et massives de l’éclectisme historiciste. De légers meubles de bureau ou de salle à manger et d’une belle composition ornementale, de chaises sinueuses, d’armoires, de bureaux inspirés de Majorelle, une jardinière, un volet magnifique de quatre corps où il combine les vitraux plombés, avec le motif décoratif de roses, avec quelques marqueteries splendides avec oiseaux, un porte-parapluie d’entrée avec une sculpture et une marqueterie florale. Les plafonniers de marqueterie ou des mosaïques en bois n’étaient pas seules applications qui faisaient partie d’un meuble mais ils étaient aussi commercialisés comme si c’était des tableaux avec des images comme Sant Jordi, la Vierge de la Mercè ou la Vierge de Montserrat. Ils pouvaient se trouver aux magasins comme la Maison le Mancheron, Figueras et les Hoyos, comme celle qui est datée en 1902 à propos du jour de Rosa d’Abril. Il vaut à dire qu’il est précisément à partir de ces années quand des formes les plus sinueuses on évoluera vers un type de meuble de lignes plus droites, comme nous voyons sur la table d’acajou, en marbre et du laiton des Ribas, qui devient un bon exemple de contention et d’élégance.

 

Joan Busquets i Jané ( 1874-1949)

 

Vers le 1840, à la rue Nr. 9, les frères Busquets avaient créé un atelier de tapisserie d’ameublement et de décoration après l’Exposition Universelle de Barcelone de 1888, arriva à s’appelé Casa Joan Busquets (Joan Busquets i Cornet, maître-tapissier qui laboure des rideaux avec une grande habileté). Son fils, Joan Busquets et Jané, étudia les meubles et la décoration dans l’école des Arts et Métiers de la Llotja, et après 1898, nous allons voir comment l’atelier apparaît sous le nom de J. Busquets et fils. Il sera à partir de cette moment où apparaissent des premiers projets décoratifs des modernistes, qui se caractérisent par l’utilisation d’une abondante palette de bois, avec un ton plus léger que dans époques antérieurs, les structures et traces avec des sinueux plissement et d’originaux pyrograve et marqueterie.

La Maison Busquets participa et gagna en     plusieurs expositions des Industries Artistiques de la Ville de Barcelone et international, comme celle de Buenos Aires (1910) ou Londres(1912).

Il compta avec une vaste gamme de modèles, qui furent photographiés par Pau Audouard, et qui répondait aux goûts et aux exigences d’une clientèle select, avec grands noms des familles du banquiers, industriels , fabricants, commerçants, politiciens ou nobles, etc…

Les Busquets furent membres fondateurs et actifs du Centre d’Arts Décoratifs et du FAD (Foment des Arts Décoratives). Eusebi Busquets, le sculpteur de la Maison, il s’est fait remarquer comme un défenseur du Musée des Arts Décoratifs, en écrivant une série d’articles sur le sujet au magazine Joventut.

En 1917 se déplacent au Passeig de Gràcia, déjà en un stade ultérieur au modernisme.

 

 

Gaspar Homar i Mesquida ( 1870- 1955)

 

Les Majorquins Homar étaient par tradition consacrer à l’office des charpentiers.Vers le 1883, Pere Homar quitta Bunyola avec son fils Gaspar, qui avait alors juste treize ans, pour entrer dans l’atelier des industries artistiques de Francesc Vidal à Barcelone.

En 1893 ont établi son prope atelier et magasin à la Rambla de Catalunya ,129 et plus tard, en 1898, à la rue Canuda 4.

Au cours de ces années, Homar passa par l’école de la Llotja et il se lie avec le « Centro de Artes Decorativas », en arrivant à es devenir l’un des plus éminents fabricant-décorateur plus détachés du modernisme. Il compta avec la participation d’artistes tels comme Sebastià Junyet, Josep Pey, Joan Carreras, Joan González ou Pau Roig pour ses dessins de marqueterie et de sculpture et il s’associa pendant un temps avec Joaquim Gassó.

Il faisait partie de l’équipe de collaborateurs de l’architecte Lluís Domènech i Montaner, avec qui il avait fait les remarquables ensembles du Palau Montaner, la Casa Lleó Morera à Barcelone, du pavelló dels distingits de l’Institut Pere Mata ou de la Casa Navàs de Reus. Il travailla aussi avec Puig i Cadafalch dans quelques meubles de la Casa Amatller ou dans la décoration de la Casa Trinxet.

Il utilise du bois clairs combinés avec marqueteries avec une présence détaché des roses comme motif décoratif. Il excella dans le dessin des lampes et aussi s’occupa du commerce d’antiquités et restauration des meubles. Il participa i obtint divers récompenses dans nombreux concours locaux et internationaux.

 

 

 

Francesc Vidal i Jevellí ( 1948-1914) / Federic Vidal i Puig

(1882- 1950)

 

Francesc Vidal, au front des industries artistiques F.Vidal y Compañia (1884-1889), il fut l’un des promoteurs des arts décoratifs du modernisme.

Depuis qu’il ouvra son premier stablement l’an 1879, il détacha pour la valeur et l’initiative d’introduire à la Catalogne un nouveau concept de décoration d’intérieurs avec une perspective globale, moderne et artistique.

Les grands ateliers Vidal ont été au centre d’expérimentation et de création, où les idéaux du mouvement anglais Arts & Crafts eurent réponse à chacune de leurs sections artistiques.

Plus de deux cents artisans travaillèrent à la construction des intérieurs et des meubles qui étaient généralement identifiables par la combinaison des éléments décoratifs d’un caractère mécanisé et naturaliste.

Vidal agit toujours avec main raide et exigeante pour que de l’atelier en sortirent les meilleures manufactures, élégantes et de parfaite finition pour les clients plus prestigieuses du moment.

Au fil des ans F. Vidal (1889-1929) s’adapta aux temps nouveaux et les nouveaux goûts de la clientèle.

Son fils Frederic Vidal alla à Londres pour se former à la maison Cloisonné Glass Company.

Depuis 1899, et pendant quatre années,

Frederic dota l’atelier de son père de pièces décorées avec verre cloisonné, œuvres appréciables pour le labeur de cette inusuelle technique.

Avec le nouveau siècle le grand prestige réussi pour l’environnement de l’Exposition Universel de 1888, céda pas à des nouvelles générations de fabricant de meubles et des décorateurs de la taille de Gaspar Homar ou Santiago Marco, disciples les deux de la Casa Vidal.

 

 

Josep Ribas i Anguera ( 1876-1909)

 

En 1892, Josep Ribas (encore Ribas et fils) il faisait déjà un temps qu’ils avaient quitté la ville rue nº 3 de l’ancien atelier de Pons et Ribas pour s’installer à l’Eixample (à la rue Consell de Cent) et après ils s’ont déménagé à la Rambla de Catalunya, près de la place du même nom. Il parait que cet endroit est devenu un lieu de rencontre des artistes et intellectuels de l’époque. Ainsi, au cours du période du modernisme, on sait que Josep Ribas et Anguera comptait avec la participation, en tant que directeur artistique, du designer et sculpteur Magí Llaurador, qui serait remplacé par le néerlandais F.A. Simonís i Trinitat Llacuna. La classe de meubles qu’il produit jusqu’à 1908 suit les tendances des modes internationale de l’art nouveau, avec l’utilisation du bois de noyer et des applications décoratives de pyrogravât, tailles ou marqueterie qui offraient des modèles uniques.

A l’occasion de sa mort ou 1909 sera son épouse, Pilar Seva i Roca, qui prendra les rênes comme veuve, de Ribas jusqu’à 1924.